Intervenons-nous

    Deux élèves âgés de 11 ans, inscrits en 4ème année primaire à l’École primaire Katasomwa (EP Katasomwa), ont été enlevés le 19 février 2026 dans la sous-division de Kalehe 1, en territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les ravisseurs exigeraient quatre vaches comme rançon pour leur libération.

    Selon un témoin local ayant requis l’anonymat et contacté par La Prunelle RDC ce mardi 24 février, les deux enfants ont été capturés alors qu’ils jouaient au ballon avec leurs camarades après les cours. « Ils ont été surpris par ces gens. Deux parmi eux ont été capturés et d’autres ont pris fuite », a-t-il relaté.

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    Après plusieurs recherches, les familles seraient parvenues à entrer en contact téléphonique avec les ravisseurs par l’entremise d’intermédiaires. Ces derniers réclameraient quatre vaches en contrepartie de la libération des enfants, une exigence jugée impossible à satisfaire par les familles, décrites comme démunies et déplacées en raison des violences dans la zone.

    Ce rapt intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis le samedi 21 février, les activités scolaires à l’EP Katasomwa sont suspendues à la suite d’affrontements armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le Mouvement du 23 mars (AFC-M23) dans cette agglomération.

    D’après la même source, ces combats ont fait au moins une blessée par balle, une fille actuellement prise en charge dans une structure sanitaire locale. « Les cours ont été suspendus suite à la guerre déclenchée depuis samedi. Même les enseignants ont peur d’être victimes. À cette heure, c’est une débandade, les gens sont dispersés d’ici et là », a-t-il ajouté.

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    Face à cette situation, la société locale appelle les autorités compétentes à se mobiliser en urgence afin de retrouver les deux écoliers sains et saufs et de rétablir la sécurité dans la zone. À l’approche de la fin de l’année scolaire, les habitants plaident également pour un retour durable de la paix afin de permettre la reprise effective des cours dans cette partie du Sud-Kivu.

    Suzanne Baleke

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