Intervenons-nous

La République démocratique du Congo a commémoré, ce 4 janvier, la Journée nationale dédiée aux martyrs de l’indépendance. À cette occasion, l’historien Songo Jean de Dieu a appelé les Congolais à une prise de conscience individuelle et collective, afin de donner un sens réel aux sacrifices consentis par les pionniers de l’indépendance.

Revenant sur les luttes historiques menées en 1959, l’historien a rappelé que l’aspiration à l’indépendance ne s’est pas exprimée uniquement par des actions politiques visibles, mais aussi à travers des formes culturelles et intellectuelles, notamment la musique et la presse écrite animée par des jeunes Congolais.

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« La lutte pour l’indépendance s’est aussi faite à travers les chansons et les journaux. Eyenga, par exemple, chantait “Atandele mokili ekobaloka”, pour montrer que, même dans les moments les plus sombres, le monde pouvait changer », a-t-il expliqué.

Songo Jean de Dieu a également évoqué les manifestes de la conscience africaine, rédigés par de jeunes intellectuels congolais qui, par l’écriture, réclamaient ouvertement la fin de la domination coloniale et l’accession du Congo à l’indépendance.

L’historien a par ailleurs rendu hommage à plusieurs figures emblématiques de la lutte indépendantiste, notamment Patrice Emery Lumumba, Joseph Okito et Maurice Mpolo, dont l’engagement et le sacrifice ont marqué l’histoire du pays.

Au-delà de la commémoration, Songo Jean de Dieu a insisté sur la nécessité de prolonger l’esprit de lutte par des actes concrets, appelant chaque Congolais à un examen de conscience personnel.

« Chacun de nous doit se poser la question : qu’ai-je fait de l’indépendance acquise ? Que vous soyez directeur, ministre, PDG, enseignant ou commerçant, il est important de faire un examen de conscience. Il ne suffit pas de condamner, il faut aussi agir, chacun dans son domaine », a-t-il exhorté.

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Pour l’historien, la mémoire des martyrs ne doit pas se limiter à des discours commémoratifs, mais doit plutôt servir de boussole morale pour renforcer le sens des responsabilités, la citoyenneté et l’engagement en faveur du développement et de la souveraineté nationale.

Esther Rehema

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