Intervenons-nous

A l’occasion de la Journée internationale de la langue maternelle, l’UNESCO mise sur la jeunesse pour la sauvegarde du patrimoine linguistique mondial lors de l’édition 2026 célébrée ce 21 février. Pour cette 26e édition, l’organisation internationale place les jeunes de 13 à 18 ans au centre de l’initiative afin de renforcer la transmission des langues et promouvoir le multilinguisme comme facteur d’inclusion sociale et de paix durable.

Selon l’UNESCO, environ 40 % de la population mondiale n’a toujours pas accès à un enseignement dans sa langue maternelle, une situation considérée comme un frein majeur à la réussite scolaire et à l’intégration sociale. L’organisation estime que le multilinguisme doit devenir un levier du développement durable, favorisant la tolérance et la construction de sociétés où chaque voix participe à l’histoire commune de l’humanité.

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Cette journée internationale trouve son origine dans une initiative de Bangladesh et est portée depuis 1999 par l’UNESCO. Elle vise à rappeler que la disparition d’une langue constitue aussi la perte d’un système de pensée, d’une vision du monde et d’un patrimoine culturel immatériel irremplaçable. Pour l’organisation, la paix durable ne peut être bâtie que dans le respect de la diversité culturelle et linguistique.

En 2026, l’UNESCO adopte une approche centrée sur la participation des jeunes. L’objectif est de permettre aux adolescents d’exprimer leurs idées sur l’avenir des langues, non seulement comme outils de communication, mais aussi comme composantes essentielles de l’identité et de la participation citoyenne. L’apprentissage devient ainsi plus efficace et plus inclusif lorsqu’il s’appuie sur la langue maternelle de l’élève.

Un événement majeur a marqué la célébration dès le 13 février avec l’organisation d’un Campus en ligne mondial réunissant des élèves de plusieurs régions du monde. Cette rencontre a permis aux participants d’échanger avec des experts pour proposer des actions concrètes en faveur de la diversité linguistique dans les systèmes éducatifs. La mobilisation de la génération adolescente vise à transformer les écoles en espaces où chaque langue est reconnue comme une richesse culturelle.

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L’UNESCO affirme enfin que l’investissement dans la transmission linguistique participe à un monde où la dignité humaine commence par le droit de nommer et de comprendre le monde dans sa propre langue, dans une perspective d’équité, d’éducation inclusive et de cohésion sociale.

Joseph Aciza

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