À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, célébrée chaque 20 mars, des experts de la plateforme des Autorités locales des Pays des Grands Lacs (PALPGL), en collaboration avec l’Organisation des Écologistes Amis de la Nature (OCEAN/ICEAN) et le consortium Mazingira Safi Grands-Lacs, ont organisé une conférence à Bukavu, au Sud-Kivu. Objectif : rappeler à la communauté, en particulier aux jeunes, que la francophonie constitue un levier de paix et de développement.
Placée sous le thème « Génération Paix : contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé », cette rencontre a mis en lumière le rôle stratégique de la jeunesse dans la consolidation de la paix dans la sous-région des Grands Lacs.
Intervenant principal, Aleke Lina Alex, expert de la PALPGL et responsable de l’OCEAN, a souligné que la République démocratique du Congo compte plus de 80 millions de locuteurs francophones, faisant d’elle le deuxième pays francophone au monde à utiliser la langue de Molière.
Dans son allocution, le Professeur Lina est également revenu sur les quatre opérateurs de la Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à savoir TV5 Monde, Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Université Senghor d’Alexandrie en Égypte, ainsi que Association internationale des maires francophones (AIMF). Cette dernière, a-t-il précisé, travaille en étroite collaboration avec plusieurs organisations à travers le monde.

Il a expliqué que l’AIMF s’est structurée en zones géographiques, notamment à travers la PALPGL dans la région des Grands Lacs, afin de faciliter la mise en œuvre de projets de développement local.
« L’AIMF a travaillé avec nous sur la gestion des matières fécales, notamment la gestion des boues de vidange, ainsi que sur la réalisation de nombreuses études avec les universités locales et des experts internationaux. Plusieurs projets sont encore en cours », a-t-il indiqué.
Revenant sur la thématique de la journée, le Professeur Lina a exhorté les jeunes à s’impliquer activement dans l’instauration de conditions favorables à la paix, considérée comme un facteur clé du développement durable.
Présent à cette activité, Heri Haluta, membre de l’ONG Actions pour le Développement Intégral par la Conservation Communautaire (ADICC), a insisté sur les mécanismes favorisant l’engagement des jeunes dans la protection de l’environnement et les opportunités offertes par l’AIMF.
« Il a été question de nous présenter plusieurs projets réalisés avec l’AIMF. Nous avons été sensibilisés à l’implication des jeunes dans la protection de l’environnement pour une paix durable. Le Professeur Alex nous a encouragés à postuler aux offres de l’AIMF afin de bénéficier des opportunités disponibles », a-t-il déclaré, s’engageant à explorer ces possibilités.
Il a également rappelé que la RDC, en tant que pays en développement, est majoritairement composée de jeunes, appelés à jouer un rôle déterminant dans la consolidation de la paix et le développement de la sous-région.
Par ailleurs, le ministère de la Communication et Médias de la RDC a récemment présenté la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’OIF, le 26 février dernier. Selon le ministère, ce choix stratégique vise à promouvoir une francophonie plus forte, solidaire et influente au service des peuples.
Suzanne Baleke
