Intervenons-nous

À l’occasion de la Journée mondiale des orphelins de guerre, célébrée chaque 6 janvier, La Prunelle RDC a recueilli le témoignage poignant d’un orphelin de guerre qui revient sur son parcours marqué par la perte, la douleur et la résilience.

L’homme, dont l’identité reste confidentielle, raconte avoir traversé des moments extrêmement difficiles, notamment après la mort de son père et l’opération chirurgicale de sa mère, survenue alors qu’il avait seulement 9 ans.

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« Nous avons eu de grands soucis sur le plan psychologique. Quand j’ai appris que mon père était tué et que ma mère venait de subir une intervention chirurgicale, c’était compliqué. C’était vraiment difficile de digérer ces événements. J’avais perdu espoir, je pensais ne plus pouvoir continuer mes études ni mener une vie heureuse comme les autres enfants », confie-t-il.

Malgré ces épreuves, la solidarité familiale lui a permis de rester fort et de développer une résilience exceptionnelle. « Nous sommes restés résilients, nous ne nous sommes pas laissés abattre. Aujourd’hui, je vis une vie à l’aise et personne ne pourrait deviner que je suis orphelin », ajoute-t-il.

Le survivant plaide également pour la justice transitionnelle, demandant la mise en œuvre d’un rapport de mapping afin d’identifier les responsables des guerres, rébellions et massacres, pour qu’ils soient sanctionnés conformément aux lois congolaise et internationale.

Enfin, il adresse un message d’encouragement à tous les orphelins : « Que vous soyez orphelins de guerre ou non, ne baissez jamais les bras. Restez forts et résilients. La vie continue. Évitez de quémander, nous avons tous la capacité de travailler et de réussir. »

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La Journée mondiale des orphelins de guerre est célébrée chaque année pour attirer l’attention de la communauté internationale sur le sort des enfants ayant perdu un ou leurs deux parents à cause des conflits armés, et pour promouvoir leur protection et leur réinsertion dans la société.

Esther Rehema et Denise Neema

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