Intervenons-nous

Au moins 39 civils ont été tués et une quarantaine d’autres blessés depuis le 2 décembre 2025 dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, à la suite d’une recrudescence des violences armées. Ces chiffres sont contenus dans un nouveau rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), publié ce samedi 16 janvier.

Selon OCHA, ces violences, marquées par des affrontements récurrents, affectent plusieurs zones de santé, notamment Fataki, Damas, Mangala, Bambu et Kilo. Les populations civiles, y compris les personnes déplacées internes, paient un lourd tribut à cette insécurité persistante.

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Le rapport précise qu’au moins 15 civils ont été tués dans les aires de santé de Bule et Salama, situées dans la zone de santé de Fataki. Par ailleurs, de nombreux blessés rencontrent d’importantes difficultés pour accéder à des soins médicaux adéquats, en raison des capacités très limitées des structures sanitaires locales, actuellement saturées.

Dans l’aire de santé de Salama, la structure médicale de référence enregistre jusqu’à 100 patients par jour, une affluence largement supérieure à ses capacités d’accueil, ce qui complique davantage la prise en charge des victimes, souligne OCHA.

Depuis le mois de décembre 2025, plusieurs entités du territoire de Djugu sont devenues le théâtre d’affrontements entre des combattants du groupe armé CRP, dirigé par Thomas Lubanga, et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces violences ont entraîné des déplacements massifs de populations et une destruction significative du tissu économique local, aggravant une situation humanitaire déjà préoccupante.

Freddy Ruvunangiza

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