L’opposant politique Delly Sesanga Hipungu, président du parti Envol de la République, accuse le gouvernement de la République démocratique du Congo d’avoir mobilisé plus de 13,6 milliards de dollars entre 2019 et 2025 dans le secteur sécuritaire, sans résultats concrets sur le terrain.
Dans une déclaration critique, il s’interroge sur l’efficacité de ces dépenses, alors qu’une partie de l’Est du pays reste sous occupation et que l’insécurité persiste.
« Mais pour quels résultats ? […] Les 13 milliards n’ont pas amené une amélioration décisive sur le terrain. Pas de renforcement visible de l’outil de défense. Pas de sécurisation durable des populations », a-t-il déclaré, remettant en cause la gestion des ressources allouées à la défense.
L’opposant soulève également des préoccupations sur la traçabilité de ces fonds publics. « Où sont passés tous ces moyens engagés dans le cadre de la défense, de la sécurité et de la guerre ? À qui profitent ces finances de guerre si elles n’ont pas aidé à renforcer nos capacités opérationnelles ni à recouvrer l’intégrité de notre territoire national ? », a-t-il ajouté.
Pour Delly Sesanga Hipungu, le peuple congolais est en droit d’exiger des comptes sur l’utilisation de ces ressources. Il évoque l’hypothèse d’un « business de la guerre », dénonçant une possible instrumentalisation du conflit.
Enfin, il accuse le pouvoir en place à Kinshasa de tirer profit du contexte sécuritaire pour retarder certaines obligations politiques, notamment l’organisation des élections dans les délais.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de crise persistante dans l’Est de la RDC, où les défis sécuritaires continuent de peser lourdement sur les populations civiles.
