Intervenons-nous

Le Mouvement National des Survivants des Violences Sexuelles et Basées sur le Genre liées aux conflits armés en République démocratique du Congo (RDC) a organisé, du 28 au 29 janvier 2026 à Bukavu, un atelier de plaidoyer axé sur la prévention et la lutte contre la recrudescence des violences basées sur le genre (VBG).

La rencontre a réuni plusieurs leaders locaux de la ville de Bukavu dans la salle de conférence Maman Kinja, située au quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

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Cet atelier a également marqué le lancement officiel du projet « Prévention et lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre au Sud-Kivu (PLVSBG) », mis en œuvre par le Mouvement National des Survivants, en collaboration avec la coopération allemande (GIZ) et avec l’appui technique de la Fondation Panzi.

Selon Aline Kanega Mwamini, coordinatrice nationale du Mouvement, l’objectif principal de ces assises était de renforcer l’implication des leaders locaux dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre.

« L’objectif de cet atelier est de faire participer activement les leaders locaux dans la lutte contre les violences sexuelles, parce que ce sont les communautés qui sont les premières à protéger et à prévenir ce fléau », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que les violences basées sur le genre demeurent très fréquentes dans la province du Sud-Kivu, en particulier dans la ville de Bukavu, ce qui rend indispensable une mobilisation collective.

« Les violences sexuelles restent un problème récurrent au Sud-Kivu en général et à Bukavu en particulier. Il est donc essentiel que les leaders locaux travaillent main dans la main avec les communautés pour y faire face », a insisté Aline Kanega Mwamini.

À travers cet atelier de plaidoyer, les organisateurs entendent renforcer l’engagement des autorités locales, des leaders communautaires et des acteurs de la société civile dans la prévention des VBG, tout en favorisant une réponse collective, concertée et durable.

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« Nous appelons les leaders locaux à se mettre ensemble avec la communauté afin de lutter efficacement contre ce fléau », a conclu la coordinatrice nationale.

L’atelier s’est déroulé dans un cadre d’échanges, de sensibilisation et de plaidoyer, visant à promouvoir des actions concrètes pour la protection des droits humains et la dignité des personnes affectées par les violences sexuelles et basées sur le genre, dans un contexte marqué par les conflits persistants dans l’Est de la RDC.

Édith Kazamwali

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