Le phénomène des enfants vivant dans la rue reste préoccupant à Bukavu. Une enquête menée par le Bloc Citoyen Amani estime à environ 13.000 le nombre d’enfants en situation de rue dans la ville.
Selon le coordonnateur du Bloc Citoyen Amani, Josué Hassani, l’enquête a été conduite du 5 janvier au 10 février 2026 dans le cadre de la promotion de la dignité humaine, de la protection de l’enfant et du renforcement de la cohésion sociale.
L’étude révèle que plusieurs facteurs expliquent la présence de ces enfants dans la rue :
- 60 % sont issus de conflits familiaux ou de divorces des parents ;
- 20 % sont victimes d’accusations de sorcellerie ;
- 10 % sont liés à l’extrême pauvreté des familles ;
- 10 % proviennent de situations de violences ou de tortures domestiques.
Le mouvement citoyen souligne que le phénomène n’est généralement pas un choix volontaire des enfants, mais la conséquence de ruptures familiales, de stigmatisations sociales et de maltraitances.
Après des échanges avec certains enfants vivant dans la rue, l’organisation indique que leurs attentes sont diverses :
- Une partie souhaite réintégrer leurs familles ;
- D’autres préfèrent être accueillis dans des centres d’encadrement spécialisés ;
- Plusieurs expriment le désir d’apprendre un métier afin de construire un avenir professionnel.
Recommandations pour lutter contre le phénomène
Le Bloc Citoyen Amani appelle à un renforcement des mécanismes de médiation familiale, à la sensibilisation contre les accusations de sorcellerie et à la promotion de la protection de l’enfant.
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La structure recommande également la création de centres de réinsertion sociale et de formation professionnelle pour accompagner la prise en charge des enfants en situation de rue.
Engagée dans la défense de la dignité infantile, l’organisation affirme vouloir contribuer à la réintégration sociale de ces enfants et à la prévention de la délinquance juvénile à Bukavu.

