Les habitants du quartier Cahi, dans la commune de Bagira à Bukavu, vivent depuis plusieurs semaines dans la peur, suite à une série d’attaques coordonnées qui sèment la désolation.

Dans la nuit du mardi 24 mars 2026, des malfrats armés de machettes, couteaux, marteaux et cisailles ont attaqué simultanément plusieurs habitations des avenues Muhigwa, Kachelewa et Lumbula, emportant des biens de valeur et laissant plusieurs personnes blessées. Le calme du quartier a été rompu aux alentours de 22 heures, alors que ces groupes opéraient de manière coordonnée.

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Au-delà du pillage, les assaillants ont fait preuve d’une grande brutalité, frappant les occupants des maisons avec des armes blanches, créant un climat de peur et de panique.

La Société Civile sous-noyau du quartier Cahi alerte sur une nouvelle technique de vol : certains criminels se font passer pour des éléments des forces de l’ordre, prétendant effectuer des perquisitions à la recherche de personnes suspectées comme Wazalendo. Cette ruse vise à gagner la confiance des familles et faciliter l’accès aux domiciles sans résistance.

Le président de la structure, Monsieur Shukuru Lweka, rapporte également un cas dramatique survenu le vendredi 20 mars 2026 : une fillette de 6 ans, Ansima Matabaro Lorianne, élève du Complexe Scolaire Asteria, a été enlevée par une femme sous prétexte d’orientation.

Son corps a été retrouvé la même soirée dans l’avenue Kachelewa, présentant des signes de strangulation et de mutilation.

Face à cette situation alarmante, les structures citoyennes locales interpellent les forces de sécurité pour renforcer la protection des habitants et de leurs biens. Elles appellent la population à signaler immédiatement tout mouvement suspect, rester vigilante face aux individus se faisant passer pour des militaires et renforcer la solidarité communautaire pour assurer la sécurité du quartier.

« La vigilance collective reste le meilleur rempart contre cette montée de la criminalité urbaine », insiste-t-il.

Landry Barhalibirhu

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