Une attaque armée survenue mardi 6 mai 2026 dans le village de Nyange, en territoire de Fizi, a fait au moins deux morts et deux blessés, dans un contexte de dégradation continue de la situation sécuritaire au Sud-Kivu.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque s’est produite aux environs de 19 heures au niveau du parking de Nyange, dans le groupement des Babungwe Sud, secteur de Ngandja.
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Les assaillants auraient ciblé une moto transportant Monsieur Euphrem, présenté comme « commandant ville » au sein de la Coalition Nationale du Souveraineté du Congo ; un groupe des miliciens wazalendo.
Le bilan provisoire fait état de deux morts, dont un civil et un élément Muzalendo dont l’unité n’a pas encore été identifiée. Deux autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles le garde du corps du « commandant ville ».
Cette attaque intervient dans un climat marqué par la recrudescence des vols à main armée, des extorsions et des violences attribuées à différents groupes armés opérant dans cette partie du Sud-Kivu.
Des sources locales signalent également la présence dans la zone du général autoproclamé René Itongwa depuis le lundi 5 mai 2026, une situation qui alimente les inquiétudes des habitants.
Réagissant à cette attaque, le Mouvement Citoyen Machozi ya Raia a condamné « fermement cette attaque criminelle » et exprimé sa compassion aux familles des victimes.
Le mouvement citoyen exige l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs de cette attaque et de les traduire en justice.
Le MCMR-RDC appelle également les autorités à renforcer urgemment les dispositifs sécuritaires afin de protéger les populations civiles confrontées à une insécurité persistante.
« La présence de figures militaires autoproclamées, telles que René Itongwa, accentue la complexité du paysage sécuritaire », affirme le mouvement citoyen.
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Selon cette organisation, ces acteurs armés non étatiques contribuent à l’instabilité et entretiennent un climat de peur permanent dans la région.
Depuis plusieurs mois, le territoire de Fizi est régulièrement secoué par des incidents sécuritaires impliquant différents groupes armés, alors que les populations locales dénoncent l’insuffisance des mesures de protection.
