Dans le cadre du projet « Promotion et consolidation de la paix à travers le relèvement socio-économique des femmes et filles victimes des VSBG à Nyangezi, Mubumbano et Fizi », l’organisation Célébrons le Courage de la Femme (CCF), en partenariat avec ONU Femmes, a procédé à l’identification et à l’accompagnement de 300 survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) au sein des Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC).
Cette initiative, tenue le 3 mars 2026, vise à renforcer l’autonomie socio-économique des survivantes tout en favorisant leur réintégration sociale au sein de leurs communautés. Les bénéficiaires ont été organisées en groupes de formation selon leur âge et leur zone de résidence, permettant un accompagnement personnalisé et sécurisé.
Selon les responsables du projet, l’objectif principal est de favoriser la résilience économique et sociale des survivantes de VSBG et d’autres personnes vulnérables, telles que les veuves, femmes chefs de ménage ou jeunes filles à risque, en leur offrant les outils nécessaires pour gérer l’épargne, le crédit et les activités génératrices de revenus (AGR).
« L’autonomisation économique est un pilier essentiel du relèvement et de la réintégration des survivantes. À travers les AVEC, nous créons un environnement sûr et solidaire, permettant à ces femmes de renforcer leur capacité de résilience et de répondre à leurs besoins socio-économiques », a déclaré le chargé de ce projet à CCF.
Ces activités ont permis la mise en place de 25 AVEC fonctionnelles, regroupant les 300 bénéficiaires identifiées dans les trois zones de santé.
Ces structures offrent désormais aux femmes et filles survivantes un cadre pour gérer collectivement leurs revenus, accéder à des mécanismes d’épargne et de crédit communautaires, et développer des AGR viables, favorisant à la fois la sécurité financière et la cohésion sociale.
Le projet intervient dans un contexte marqué par les conflits armés, l’insécurité chronique et la pauvreté structurelle, qui exposent particulièrement les femmes et les filles aux VSBG. En plus du soutien économique, l’activité contribue à réduire la stigmatisation et l’exclusion sociale, tout en renforçant la participation active des survivantes dans la vie communautaire.
Les organisateurs précisent que ce type d’initiative constitue une étape clé pour la consolidation de la paix et la promotion des droits humains, en offrant aux survivantes les moyens de devenir actrices de leur propre relèvement et de celui de leurs communautés.
