Selon le Barza intercommunautaire, la circulation des messages de haine sur les réseaux sociaux compromet la cohésion sociale pendant cette période difficile de l’escalade des conflits armés.
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Le Président de cette structure, M. Bulambo Cyprien, appelle la population à bannir la propagation des messages et discours de haine et surtout utiliser les réseaux sociaux d’une manière responsable. Il veut voir les communautés vivre ensemble dans l’harmonie et mettre de côté toute pratique pouvant faciliter les violences.
Le Barza intercommunautaire envisage une campagne de sensibilisation afin de décourager cette pratique dans le groupement de Kamanyola qui venait d’enregistrer un nombre important de déplacés venus du territoire d’Uvira.
« En cette période où notre village fait face aux messages de haine, tous sommes appelés à la retenue et nous mettre ensemble et promouvoir la paix. Nous ne devons pas oublier que Kamanyola est constitué de plusieurs communautés qui cohabitent et c’est ça la richesse de notre village », interpelle-t-il.
M. Bulambo Cyprien plaide pour la promotion des pratiques qui promeuvent la paix : « Nous devons nous épargner de toute pratique pouvant compromettre la paix. Faisons la promotion du vivre ensemble ».
Dans le territoire de Kabare, l’on rapporte une situation similaire. Dans plusieurs villages, la multiplication des messages d’accusation et stigmatisation détériore le climat de paix et de la cohabitation pacifique entre les communautés.
Sur place, ces messages de haine attisent la méfiance entre les habitants et les déplacés, et exposent les populations à des actes de vengeance ainsi que des justices populaires.
Cette question nécessite des interventions des acteurs humanitaires pour un appel à la responsabilité collective, à l’abandon des discours de haine et à la promotion du vivre-ensemble.

