Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir neutralisé vingt combattants de la coalition AFC-M23, fait plusieurs blessés graves dans les rangs ennemis et récupéré 21 armes de guerre lors d’une offensive menée jeudi 29 janvier 2026 dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Selon le lieutenant Mbuyu Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, ces résultats ont été obtenus à l’issue de violents combats contre le groupe armé Twiraneho, allié de la coalition AFC-M23. Les armes saisies comprennent 15 fusils AK-47, 4 lance-roquettes RPG-7 et 2 mitrailleuses PKM.
L’armée indique également avoir repris et consolidé plusieurs positions stratégiques, notamment au Point Zéro, une zone décrite comme un axe clé menant vers Mulima, Mukera, Kanguli, Magorore, Bibokoboko et Baraka-Centre. Ces positions, selon les FARDC, étaient utilisées par les groupes armés pour leurs mouvements et leur logistique.
Sur le plan matériel, les FARDC annoncent avoir saisi trois groupes électrogènes, deux motos, trois talkies-walkies Motorola, deux caisses de munitions de calibre 12,7 mm, quatre bombes de type SPG-9 ainsi que plusieurs munitions de mitrailleuses PKM.
Parallèlement aux opérations de combat, le génie militaire de la 33ᵉ région militaire mène des travaux de déminage et de sécurisation dans les points sensibles et les bâtiments publics et privés de la ville d’Uvira, que les FARDC affirment avoir été piégés par des mines antipersonnel et des engins explosifs laissés par l’AFC-M23 avant son retrait d’Uvira. Selon le lieutenant Kalonji, ces dispositifs auraient été placés « dans l’objectif de causer des dégâts humains importants au sein de la population civile ».
L’armée précise que plusieurs effets militaires ont été récupérés et neutralisés afin de prévenir de nouvelles pertes civiles liées à ces engins explosifs.
Au moment de la publication de cette information, l’AFC-M23 n’avait pas encore réagi au bilan communiqué par les FARDC.

