Le quartier Mapendo, à Birere, se réveille sous le choc. Sur l’avenue Kisangani, là où se dressaient encore il y a quelques heures des maisons et de petits commerces, ne subsistent aujourd’hui que des tôles tordues, des briques noircies et des cendres encore fumantes. Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 janvier 2026, un violent incendie a ravagé plus de 66 habitations, laissant des centaines de personnes sans abri.
Pour les familles touchées, le réveil est brutal. Au milieu des décombres, une mère de famille tente de réaliser l’ampleur de la perte.
« Le feu s’est propagé très vite. Nous n’avons eu le temps de sauver que nos vies », confie-t-elle, encore sous le choc.
Comme elle, de nombreux ménages ont tout perdu : maisons, vêtements, vivres, économies et outils de travail.
Si aucune perte en vies humaines n’a été signalée, les dégâts matériels sont considérables. Des familles déjà fragilisées par la précarité voient aujourd’hui leurs maigres biens réduits en cendres.
Dans ce quartier populaire et densément peuplé, l’incendie a également détruit plusieurs petits commerces, privant ainsi des dizaines de personnes de leurs moyens de subsistance.
Face à la catastrophe, un élan de solidarité commence à se manifester. Mais sur le terrain, les besoins restent immenses.
« Nous avons besoin de tout : des matelas, de l’eau potable, des ustensiles de cuisine, des vêtements… Nous ne savons pas où passer la nuit », témoigne un sinistré.
Les familles, pour la plupart, dorment à la belle étoile ou chez des voisins, dans l’angoisse de nouvelles pluies ou d’autres incidents.
Les sinistrés de Birere lancent un appel pressant aux autorités, aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin qu’une assistance urgente soit déployée.
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Au-delà de l’aide immédiate, ils demandent également des solutions durables pour la reconstruction et la sécurisation de leurs habitations, afin de prévenir de nouveaux drames dans cette zone exposée aux risques d’incendie.
Dans ce quartier meurtri, la reconstruction ne sera pas seulement matérielle. Il faudra aussi restaurer un sentiment de sécurité et de dignité pour des familles profondément marquées par cette nuit de feu.

