À l’occasion de la Journée mondiale de la protection des données, célébrée chaque 28 janvier, le formateur en cybersécurité Othniel Pilipili a lancé un appel à la prudence face à la hausse continue de la cybercriminalité, qui touche aussi bien les particuliers que les organisations.
Selon lui, la protection des données personnelles repose d’abord sur des gestes simples mais essentiels, capables de bloquer la majorité des attaques numériques.
« Il ne faut jamais réutiliser le même mot de passe pour plusieurs comptes. Chaque compte doit avoir son propre mot de passe, et il est important d’activer la sécurité à deux ou trois facteurs. Ce sont des mesures simples, mais elles éliminent déjà une grande partie des attaques menées par des cybercriminels peu sophistiqués et offrent une protection de base très efficace », explique-t-il.
Au-delà des conseils individuels, Othniel Pilipili présente également la plateforme Hexabelt, un site web destiné notamment aux journalistes, défenseurs des droits humains et organisations. Cet outil permet d’identifier les risques numériques, de proposer des plans d’action personnalisés et d’offrir une assistance basée sur l’intelligence artificielle pour renforcer la sécurité en ligne.
Des formes de cybercriminalité de plus en plus sophistiquées
Le formateur rappelle que les menaces sont multiples et en constante évolution. Parmi les plus fréquentes, il cite :
- Le phishing : des courriels ou messages se faisant passer pour des sources officielles afin de soutirer des mots de passe ou des données confidentielles ;
- Les fichiers malveillants, qui permettent de prendre le contrôle d’un appareil ou d’accéder à des documents sensibles ;
- Le vol d’identité ;
- La manipulation par intelligence artificielle, notamment la création de fausses voix ou de vidéos pour tromper les victimes.
« Certains utilisent désormais l’IA pour imiter la voix d’une personne ou créer de fausses vidéos afin de soutirer des informations ou de l’argent », avertit-il.
Face à cette réalité, Othniel Pilipili appelle les citoyens, les médias et les institutions à prendre la sécurité numérique au sérieux et à adopter une culture de la cybersécurité, afin de protéger leurs données et leurs activités contre les nouvelles formes de criminalité en ligne.
Esther Rehema & Ségolène Iranga

