Intervenons-nous

Ce mercredi 28 janvier 2026, le monde célèbre pour la première fois la Journée internationale de la coexistence pacifique, une initiative des Nations Unies qui marque un tournant symbolique et politique : la paix n’est plus seulement l’absence de guerre, elle devient une compétence collective à construire et à entretenir.

Proclamée par l’Assemblée générale à travers la résolution A/RES/79/269 du 4 mars 2025, cette journée entend changer en profondeur la manière dont les sociétés envisagent leurs différences. En retenant la date du 28 janvier, l’ONU invite États, communautés et citoyens à passer de la tolérance passive à une culture active de l’inclusion, où les diversités culturelles, religieuses et identitaires sont reconnues comme des forces.

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Le texte onusien s’appuie sur un principe clé issu de la Déclaration de Séville de 1986 : la violence n’est pas inscrite dans la nature humaine. Autrement dit, si la guerre est une construction sociale, la paix peut l’être aussi.

Dans un monde traversé par des conflits armés, des fractures identitaires et une polarisation numérique croissante, la coexistence pacifique devient un enjeu stratégique. Elle ne se limite plus à faire taire les armes, mais à bâtir des sociétés capables de vivre ensemble malgré les différences de sexe, d’origine, de langue ou de croyance.

Cette journée met aussi en lumière les nouveaux défis à la paix, notamment la propagation des discours de haine, amplifiée par les réseaux sociaux et les technologies numériques. L’ONU appelle chaque citoyen à devenir acteur de la coexistence pacifique à travers des gestes concrets :

  • Éduquer pour déconstruire les préjugés
  • Défendre la justice et les droits humains
  • Célébrer la diversité par des initiatives locales

En inscrivant la coexistence pacifique au cœur du Programme de développement durable, les Nations Unies rappellent une évidence trop souvent oubliée : il ne peut y avoir ni prospérité, ni protection de la planète sans sociétés justes, inclusives et sans peur.

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Le 28 janvier n’est donc pas une simple date commémorative. C’est le point de départ d’une responsabilité mondiale : apprendre à vivre ensemble, pour de bon.

Joseph Aciza

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