Intervenons-nous

Un calme précaire est revenu dans le territoire de Bukama, en province du Haut-Lomami, après des affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des éléments du groupe armé Maï-Maï dit « Zoulou ». Selon l’armée, quatre assaillants ont été neutralisés et un militaire a été blessé lors des combats.

Dans un communiqué de presse n°01 rendu public le 11 janvier 2026, l’État-Major général des FARDC indique qu’une de ses unités déployée à Bukama a été attaquée par des éléments armés. Les forces de défense ont immédiatement riposté, repoussant l’incursion rebelle. Le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, porte-parole intérimaire de l’armée, précise que trois autres assaillants ont été blessés.

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« La situation a été rapidement maîtrisée », assure l’armée, qui affirme avoir pris des mesures sécuritaires renforcées pour prévenir toute nouvelle attaque et garantir l’ordre public, permettant aux habitants de reprendre leurs activités quotidiennes. Selon les FARDC, cet incident illustre les défis sécuritaires persistants dans la région, où des groupes armés continuent de perturber la paix sociale.

Une réaction critique de l’opposition

La version de l’armée est cependant contestée par l’opposant Félix Kabange Numbi, ancien ministre et cadre du Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. Sur son compte X (anciennement Twitter), il affirme que des tirs auraient été ouverts à bout portant sur des populations civiles non armées, arbitrairement assimilées à des Maï-Maï, faisant état de morts et de nombreux blessés.

« Plus préoccupant encore, deux camions supplémentaires transportant des militaires se dirigeraient vers le territoire de Malemba-Nkulu, laissant craindre une extension de ces violences », avertit Kabange Numbi. Selon lui, ces opérations pourraient provoquer une résurgence des mouvements d’autodéfense populaire et exposer gravement la province à un embrasement sécuritaire.

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L’opposant appelle à l’intervention immédiate du gouvernement pour faire cesser les hostilités, protéger les populations et rétablir l’autorité de l’État dans le respect du droit et de la vie humaine. « Trop, c’est trop », conclut-il.

Joseph Aciza

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