Un nouveau drame a frappé la province de Maï-Ndombe. Dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 novembre 2025, une embarcation de type baleinière a sombré dans les eaux du lac Maï-Ndombe, causant la mort d’une vingtaine de passagers. Le naufrage, survenu à une centaine de kilomètres de la ville d’Inongo, met une fois de plus en évidence la fragilité des conditions de transport sur cette voie navigable essentielle pour la région.
Parti de Kiri et en direction de Kinshasa, le bateau aurait été emporté par un violent ouragan, selon les premières informations recueillies auprès de sources locales. Le bilan provisoire communiqué notamment par le diocèse d’Inongo fait état d’au moins vingt décès, parmi lesquels un Abbé diacre dont la disparition a été officiellement annoncée.
Lire aussi : Équateur : au moins 86 morts dans un naufrage à Basankusu
Aucune autorité provinciale n’a encore publié de bilan officiel. Le nombre exact de victimes et de rescapés reste en attente des enquêtes en cours.
Comme dans de nombreux naufrages précédents, la tragédie trouve son origine dans les conditions précaires du transport lacustre. Faute d’infrastructures routières viables, les populations dépendent de ces liaisons sur le lac. Les baleinières, souvent surchargées et mal équipées, ne sont pas conçues pour affronter les brusques changements climatiques, notamment les vents violents qui balayent régulièrement la zone.
Ce naufrage du 27 novembre s’ajoute à une longue série d’accidents mortels. Il relance la question de l’application des normes de sécurité et de la régulation du trafic fluvial dans la province. Jusqu’à quand ces voyages resteront-ils synonymes de danger extrême ? Combien de vies faudra-t-il encore perdre avant la mise en œuvre de mesures strictes et durables ?
À Maï-Ndombe, le deuil de ce jour résonne comme un appel urgent à la réforme du secteur des transports. Pour les habitants, il est temps que les eaux du lac cessent d’être un cimetière à ciel ouvert et que des solutions pérennes garantissent enfin la sécurité des voyageurs.

