À Bukavu, l’organisation Génération Épanouie a clôturé ce jeudi 27 novembre 2025 la deuxième session de sa formation dédiée à 50 jeunes femmes sur la consolidation de la paix, la participation politique et le leadership. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Wasichana na Amani, mis en œuvre par Kvinna Till Kvinna à travers des organisations des jeunes et vise à renforcer la participation significative des jeunes femmes aux processus de paix et à la politique au Sud-Kivu. Il est financé par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix.
Durant deux jours, du 26 au 27 novembre, les participantes ont été outillées sur deux thématiques majeures : les Droits des femmes/filles et l’Égalité de genre, ainsi que les Résolutions 1325 et 2250, incluant la participation politique des jeunes femmes et filles. L’objectif central était de leur fournir les connaissances nécessaires pour devenir des actrices influentes dans tous les secteurs de la vie nationale, en particulier en politique.
La première journée a porté sur les notions essentielles liées : aux droits spécifiques des femmes, au Genre Transformationnel, aux stéréotypes et préjugés liés au concept de genre, aux réalités de genre et aux indicateurs de changement.
La deuxième journée a approfondi le cadre légal des Résolutions 1325 et 2250, leurs piliers et leur importance, le nouvel agenda « Femmes, Paix et Sécurité », ainsi que les progrès, forces, faiblesses et défis propres à la R1325.
Génération Épanouie attend de ces jeunes femmes une identification claire des barrières de genre au Sud-Kivu, une meilleure compréhension des rôles sociaux, et un engagement actif en faveur du changement dans leurs communautés.
À l’issue de la formation, les bénéficiaires se sont engagées à : sensibiliser leurs communautés à l’appropriation des Résolutions 1325 et 2250, promouvoir les droits des femmes, utiliser les réseaux sociaux comme outil de plaidoyer et de mobilisation, encourager la participation des jeunes à la construction d’une paix inclusive et durable.
Wani Kalumuna affirme avoir compris « que les femmes et les hommes doivent avoir les mêmes droits, les mêmes opportunités et les mêmes chances, que ce soit dans l’éducation, l’emploi, la santé ou la politique ».
« Je vais continuer à sensibiliser les jeunes femmes à s’approprier la résolution 1325 et les jeunes en général la 2250. Notre participation doit être pratique. »
Jenny Mulangala retient l’importance des piliers liés à la participation et à la prévention : « Ils permettent aux femmes d’agir à toutes les étapes pour atteindre une amélioration positive. Sans les jeunes, nous ne pouvons rien faire. Il faut les intégrer dans tout ce que nous entreprendrons. »
« Avant cette formation, je n’avais pas les outils nécessaires pour agir. Maintenant, je sais quoi faire et comment le faire. Je vais sensibiliser via les réseaux sociaux pour atteindre ceux qui ne savent pas encore comment avancer intellectuellement et socialement. »
Graciela Shindano souligne que « la Résolution 1325 met en valeur la participation des femmes à la consolidation de la paix, tandis que la 2250 valorise celle des jeunes ».
« En tant que fille, je vais m’impliquer dans la vulgarisation de la résolution 1325 dans ma communauté. »
Pour Génération Épanouie, cette session constitue une réponse stratégique aux besoins d’autonomisation des jeunes femmes de Bukavu, les préparant à devenir des leaders éclairées et des actrices de résilience dans un contexte régional marqué par une crise multidimensionnelle.

