Intervenons-nous

    Une vingtaine de survivantes des violences basées sur le genre (VBG) bénéficient actuellement d’une prise en charge psychologique assurée par l’organisation féminine Amka Mwanamke ASAME Asbl dans le groupement de Karhongo, au village de Nyangezi, en territoire de Walungu.

    Selon le coordonnateur de cette association, M. Théophile Mudekereza, cet accompagnement vise à faciliter la réintégration sociale des victimes, en les aidant à surmonter les traumatismes et à éviter toute forme de stigmatisation au sein de la communauté.

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    Il souligne toutefois les limites financières auxquelles fait face son organisation. Faute de moyens suffisants, Amka Mwanamke ASAME Asbl ne parvient pas à répondre à toutes les demandes d’assistance, alors que de nombreuses personnes vulnérables sont confrontées à la famine et à diverses difficultés liées à l’escalade des conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo.

    Un des principaux défis du programme réside la réticence de certaines survivantes à se manifester. Par honte ou par peur du  jugement social  de la société, plusieurs victimes continuent de se cacher, ce qui les expose  à des complications psychologiques et physiologiques, souvent aggravées par le manque d’information.

    « Malgré nos efforts de sensibilisation, certaines victimes estiment que leur situation est honteuse et préfèrent rester invisibles. Nous faisons également face à un sérieux problème de financement, alors que le nombre de cas augmente, ce qui prolonge la durée du programme », explique M. Mudekereza.

    Il lance un appel aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de soutenir cette initiative et contribuer à sauver des vies.

    De leur côté, les bénéficiaires saluent l’appui reçu, qu’elles considèrent comme une véritable source d’espoir. Elles affirment avoir retrouvé confiance en elles grâce aux séances de conseils et d’accompagnement psychologique.

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    « Nous remercions Amka Mwanamke pour les conseils qui nous ont redonné confiance et nous ont permis de croire à nouveau en nos capacités. Après cet encadrement psychologique, nous souhaitons que d’autres femmes exposées aux dangers puissent également bénéficier de ce soutien en cette période difficile », témoigne l’une des survivantes.

    Ces femmes plaident enfin pour un renforcement et une continuité de l’assistance humanitaire dans cette zone confrontée à de fortes turbulences sécuritaires.

    Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencja.

    Gisèle Bashwira

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