Le Centre Congolais de Lutte Anti-Mines (CCLAM) alerte la population de la ville et du territoire d’Uvira sur la présence de mines et d’engins explosifs non explosés laissés après le retrait de l’AFC-M23, une situation qui expose les civils à de graves risques.
Dans ce cadre, Joseph Lukongola, membre du CCLAM, s’est entretenu avec le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, ainsi qu’avec son vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano, afin de mettre en place des mécanismes urgents visant à réduire les risques d’explosion et protéger la population.
Le CCLAM invite les habitants d’Uvira à ne pas manipuler les engins suspects et à alerter immédiatement les autorités en cas de découverte.
« Notre arrivée à Uvira s’inscrit dans un cadre professionnel. Notre rôle est d’enseigner la population afin qu’elle évite les risques liés aux mines. Restez loin des bombes, ne touchez aucun engin explosif. Si vous trouvez une bombe, alertez immédiatement les autorités comme le Gouverneur, le Vice-Gouverneur ou le Maire, en indiquant l’endroit exact où vous l’avez repérée », a déclaré Joseph Lukongola.
Les parents sont appelés à redoubler de vigilance vis-à-vis de leurs enfants, souvent tentés de manipuler des objets métalliques trouvés dans la nature.
Les agriculteurs du territoire d’Uvira sont également invités à faire preuve d’une extrême prudence dans leurs champs, certaines zones pouvant encore être contaminées par des engins explosifs.
Il convient de rappeler que, lors des offensives du 29 janvier, le génie militaire de la 33ᵉ région militaire avait annoncé, dans un communiqué, le lancement des travaux de déminage et de sécurisation dans les points sensibles ainsi que dans les bâtiments publics et privés de la ville d’Uvira.
Les FARDC avaient indiqué que l’AFC-M23 avait laissé derrière lui des mines antipersonnel et des engins explosifs improvisés avant son retrait de la ville.
Dans ce contexte, l’Inspecteur chef de pool de Kalehe, Espoir Malira, avait également alerté les autorités sur la présence de restes d’engins de guerre à l’École Primaire Munanira, après son bombardement, soulignant l’ampleur du danger pour les civils.
La situation demeure donc préoccupante, et les autorités, en collaboration avec le CCLAM et les services spécialisés, appellent la population à une vigilance maximale afin d’éviter des pertes en vies humaines.

