Le Collectif de la Société Civile et Mouvement Citoyen de Baraka et Fizi (CJIOP) dénonce la perception d’une somme de 3.000 francs congolais exigée aux élèves dans les provinces éducationnelles Sud-Kivu 2 et Sud-Kivu 3, notamment dans les zones de Baraka et Fizi.

Dans une correspondance adressée à la ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, et consultée par La Prunelle RDC ce 1er avril 2026, le collectif affirme que cette contribution est présentée comme un appui aux centres de formation et de récupération scolaire.

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Toutefois, il déplore que cette perception s’accompagne de mesures coercitives, notamment le refoulement d’élèves des salles de classe pour non-paiement.

Le CJIOP s’appuie sur l’Arrêté provincial fixant les frais scolaires pour l’année 2025-2026, signé par le gouverneur du Sud-Kivu, pour expliquer l’origine de cette contribution. Cependant, le collectif affirme que les structures censées bénéficier de ces fonds ne sont pas opérationnelles sur le terrain.

« Les centres de formation et de récupération scolaire, supposés bénéficier de cet appui, n’existent pas physiquement dans les provinces éducationnelles concernées », dénonce-t-il.

Selon le mouvement citoyen, cette pratique constitue une violation du droit à l’éducation, garanti notamment par l’article 43 de la Constitution de la République démocratique du Congo, ainsi que par plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l’enfant.

Le collectif pointe également un manque de transparence dans la gestion des fonds perçus. Il évoque notamment l’absence de compte bancaire dédié pour le dépôt des montants collectés, l’inexistence d’un projet concret de mise en place des centres, ainsi que l’absence de calendrier clair pour le démarrage des activités de formation.

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Face à cette situation, le CJIOP appelle à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités des acteurs impliqués. Il recommande également aux autorités éducatives d’instruire les chefs d’établissements à procéder au remboursement des sommes déjà perçues auprès des parents.

Suzanne Baleke

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