La vie quotidienne des habitants de Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe au Sud-Kivu, reste profondément perturbée en raison du blocage prolongé de la route nationale numéro 3 (RN3). Cette situation découle des affrontements entre l’AFC-M23 et les Wazalendo, qui perdurent depuis plus de trois mois.
Selon Isaya Benjamin, président de la société civile Force Vive Bunyakiri, les véhicules transportant des produits manufacturés depuis Bukavu n’ont toujours pas l’autorisation d’atteindre Bunyakiri.
« La circulation des marchandises est quasi inexistante en raison de l’absence d’autorisation des autorités de l’AFC-M23 », précise-t-il.
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Seuls quelques motards parviennent à relier Bukavu à Bunyakiri. Mais les quantités transportées restent insuffisantes pour répondre aux besoins de la population locale, aggravant une situation sociale et économique déjà fragile.
« Il y a beaucoup de souffrances que la population est en train de traverser », alerte M. Benjamin.
La société civile appelle le gouvernement congolais ainsi que l’opinion nationale et internationale à intervenir pour débloquer cet axe vital. Selon Isaya Benjamin, l’ouverture de la RN3 est indispensable pour permettre aux civils de reprendre leurs activités et relancer le commerce dans la région.
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Il sollicite également l’appui de la MONUSCO, estimant que son intervention pourrait contribuer à la réouverture de cette route stratégique, bénéfique pour les habitants de Bunyakiri et des environs.
À ce jour, la population attend une solution rapide afin de mettre fin à cette crise qui affecte directement l’approvisionnement, le commerce et les conditions de vie dans cette partie du Sud-Kivu.
Brigitte Furaha et Denise Neema

