Le bureau de OCHA en République démocratique du Congo a annoncé, le 26 mars 2026, le déblocage d’une allocation de réserve de 145,9 millions de dollars, financée par les États-Unis, pour répondre à l’urgence humanitaire dans l’Est du pays.

Cette enveloppe, qui représente environ 10 % des besoins annuels du plan de réponse national, vise une intervention rapide et ciblée dans 29 zones de santé en situation d’urgence critique. L’objectif est clair : sauver des vies en 180 jours, sans possibilité de prolongation.

Selon le Coordonnateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, le pays demeure confronté à une crise multidimensionnelle mêlant conflits armés, épidémies et chocs climatiques. Face à cette situation, le Fonds humanitaire pour la RDC (FH RDC) a opté pour une stratégie d’intervention accélérée dite « Fast-Track ».

Cette approche concentre les ressources sur les provinces les plus affectées, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Tanganyika. Les 29 zones de santé ciblées ont été identifiées comme étant en état d’urgence absolue, afin d’éviter la dispersion de l’aide.

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Pour maximiser l’impact, l’intervention mise sur des actions rapides et efficaces, avec une durée strictement limitée à six mois. Elle privilégie notamment les transferts monétaires et les programmes multisectoriels, afin de fournir une assistance vitale immédiate aux populations les plus vulnérables.

S’inscrivant dans la dynamique de la « réinitialisation humanitaire » (Humanitarian Reset), cette allocation impose également des standards de gestion rigoureux visant à réduire les intermédiaires, afin que les ressources atteignent directement les bénéficiaires.

« Le succès de cette allocation se mesurera aux vies sauvées et aux souffrances atténuées », a déclaré Bruno Lemarquis.

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Un accent particulier est mis sur la localisation de l’aide, avec une implication renforcée des acteurs nationaux et locaux pour améliorer la rapidité de la réponse, tout en maintenant des mécanismes stricts de prévention contre l’exploitation et les abus sexuels.

En complément, ces fonds seront couplés à une contribution de 18 millions de dollars du CERF, avec l’ambition de couvrir plus de la moitié des besoins prioritaires dans les zones ciblées.

Joseph Aciza

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