À peine 24 heures après sa prise de fonctions, Vital Lumbala Kadiata, nouveau Directeur national intérimaire de la Dinacope (Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif), affiche ses priorités : mettre fin aux ponctions arbitraires sur la prime de gratuité et restaurer la dignité des enseignants.
Lors de sa première réunion officielle avec les directeurs de service, le patron de la Dinacope a dénoncé la retenue systématique de 20.000 FC sur la prime de gratuité, pratiquée dans plusieurs provinces. Il a instruit ses services de stopper immédiatement cette pratique, qui amputait le pouvoir d’achat des hussards noirs de la République.
« Personne ne peut faire sa volonté, nous faisons la volonté du ministère », a-t-il martelé devant ses collaborateurs.
En agissant avec célérité, Vital Lumbala s’aligne sur la vision de Raïssa Malu, Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, pour garantir que la paie des enseignants soit versée intégralement et à temps.
« Son excellence Madame la ministre d’État ne voudrait plus entendre qu’on a pris quelque chose sur le salaire de l’enseignant. C’est sacré, on ne touche pas à son salaire, et il doit l’avoir à temps », a insisté le Directeur.
Ancien Inspecteur Principal Provincial (IPP) de la province éducationnelle de Lukunga, Vital Lumbala connaît parfaitement les rouages et failles du système. Son intérim démarre sous le signe de la rigueur et de la protection sociale, offrant un signal fort aux enseignants qui attendaient depuis longtemps une administration vigilante sur leurs droits.
Si les intentions sont claires, la mise en œuvre dans les provinces éloignées représente un défi : les mécanismes de contrôle y sont parfois mis à rude épreuve. La réussite de cette réforme sera donc un test majeur de l’efficacité de la Dinacope et de sa capacité à garantir la sécurité salariale des enseignants à travers tout le pays.

