Intervenons-nous

Le mouvement d’opposition Sauvons la RDC insiste sur la nécessité de mettre pleinement en œuvre le processus de Doha pour régler les aspects militaires du conflit, notamment le cessez-le-feu, avant d’engager tout dialogue politique. Selon le mouvement, ce n’est qu’après avoir fait taire les armes que la réconciliation nationale, l’unité du pays et un consensus sur le vivre-ensemble pourront être atteints.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 14 janvier 2026 et consulté par La Prunelle RDC, le mouvement souligne que la sincérité, la bonne foi et le respect des engagements sont les conditions essentielles à la réussite d’un dialogue, et non la multiplication des médiations ou déplacements diplomatiques qui, selon lui, ne produisent aucun résultat concret.

Lire aussi : RDC : le FCC et la plateforme « Sauvons la RDC » dénoncent la suspension de l’ATD et du PPRD

« Les changements répétés de lieux et de médiateurs traduisent une instabilité de vision et fragilisent la crédibilité du processus », précise le communiqué, ajoutant que les ambiguïtés et contradictions du pouvoir ont entamé la fiabilité de la parole de l’État, tant au niveau national qu’international.

Le mouvement critique la gestion du gouvernement de Félix Tshisekedi, qu’il accuse de violer ses engagements sur la libération des prisonniers, la décrispation du climat politique et le respect du cessez-le-feu. « Contrairement à ces accords, le Gouvernement continue à arrêter ou contraindre à l’exil des opposants politiques, des généraux, des journalistes, des activistes des droits de l’homme et tous ceux qui expriment une opinion discordante », indique le communiqué.

Selon « Sauvons la RDC », ces pratiques ont contribué au massacre du 11 janvier 2026 à Bukama, dans le Haut-Lomami, où des populations civiles ont été victimes de traitements inhumains et d’actes de torture, perpétrés par des éléments des FARDC déployés sur ordre de Kinshasa.

Le mouvement insiste également sur la nécessité d’un dialogue crédible, inclusif et sans tabou.

« Lorsqu’il est imposé par une seule partie, notamment celle à l’origine de la crise, le dialogue perd sa substance et ne peut produire de solutions durables », affirme le communiqué.

Pour le mouvement, la priorité doit être donnée à la pleine mise en œuvre du processus de Doha, afin que tous les aspects militaires de la crise soient pris en charge, que le cessez-le-feu soit respecté et que le dialogue se déroule dans un climat apaisé. Ce forum devrait alors devenir un lieu de consécration de la réconciliation, de la paix retrouvée, de l’unité nationale et du consensus sur les conditions du mieux-vivre ensemble.

Lire aussi : Le FCC répond à Tshisekedi : la Constitution est congolaise

Par ailleurs, le mouvement salue les efforts des Évêques catholiques et protestants, mais déplore leur mise à l’écart par le pouvoir, qui nourrit, selon lui, des doutes sur la sincérité du processus.

« Leur exclusion fait percevoir le dialogue davantage comme une manœuvre dilatoire que comme une véritable recherche de solutions au bénéfice du pays », conclut le communiqué.

Vinciane Ntabala

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.