L’ancienne députée nationale Jaynet Kabila a dénoncé ce samedi l’enlèvement présumé de Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, survenu mercredi 21 janvier 2026 dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.
Dans un communiqué public, Jaynet Kabila affirme que Nyembwe a été intercepté par des individus non identifiés, vêtus en civil et circulant à bord d’un Toyota Land Cruiser pick-up blanc, se présentant comme agents des services de renseignement de la Présidence de la République.
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L’ex-députée qualifie cet acte de « barbare, inhumain et dégradant », soulignant que les services de sécurité, censés protéger les droits fondamentaux garantis par la Constitution, ont violé les articles 16, 17 et 18.
Elle alerte également sur l’état de santé préoccupant de Nyembwe, survivant d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et souffrant d’une paralysie d’un côté du corps, nécessitant une surveillance médicale continue. Selon Jaynette Kabila, Nyembwe était en route pour un rendez-vous médical au moment de son enlèvement.
« Ignorons où se trouve Monsieur Nyembwe à l’heure actuelle, aucune convocation légale ni invitation officielle ne lui avait été adressée », précise-t-elle.
Ce cas s’inscrit dans une série d’enlèvements et poursuites ciblant des proches de l’ancien président Joseph Kabila, dont Emmanuel Shadari et Aubin Minaku, cadres du parti politique PPRD.
La situation soulève de vives inquiétudes quant au respect des droits humains et à la protection des personnes vulnérables, en particulier celles ayant des antécédents médicaux graves.

