La crise s’intensifie au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC). Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a été officiellement désavoué par un comité interne mis en place par des cadres du parti, sur fond de profondes tensions organisationnelles et politiques.
Dans une communication rendue publique, des membres de l’AFDC annoncent la création d’un comité de crise, confié au Mwami Clovis Otto Bahizi.
Ce nouvel organe, qualifié d’extra-statutaire, s’appuie sur le principe de « parallélisme des formes » pour justifier sa légitimité. Il se donne pour missions de maintenir la cohésion interne du parti, préserver son ancrage au sein de l’Union sacrée de la Nation, préparer l’organisation d’un congrès extraordinaire dans un délai jugé raisonnable.
Le comité affirme prendre acte des déclarations des élus du regroupement AFDC-A (sénateurs et députés nationaux) intervenues les 9 et 18 mars 2026, qui ont clairement désavoué Modeste Bahati Lukwebo.
Dans leur communication, les initiateurs du comité dénoncent une gestion jugée « autocratique » du parti.
« Le président décide seul des options politiques, de la gestion des finances et du patrimoine, reléguant les cadres au rang de simples exécutants. »
Malgré cette crise interne, le comité de crise réaffirme son engagement envers l’Union sacrée de la Nation ainsi que son soutien au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette fronde interne intervient peu après une sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, dans laquelle il exprimait des réserves sur le débat relatif à la révision de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon lui, les difficultés du pays ne relèvent pas des textes juridiques, mais plutôt de leur application par les dirigeants politiques.
