Du 23 au 26 février 2026, 45 acteurs locaux issus des zones de santé de Nyangezi, Mubumbano et Fizi ont participé à un atelier de formation sur la prévention et la réponse aux violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG), organisé par l’ONG Célébrons le Courage de la Femme, avec le soutien d’ONU Femmes et du FONAREV.
Cette formation avait pour objectif principal de doter les leaders des comités locaux de suivi et d’alerte précoce (comprenant leaders communautaires et religieux, autorités coutumières, représentants d’organisations féminines et influenceurs de la jeunesse) des connaissances nécessaires sur les normes de protection civile, ainsi que sur leurs rôles dans la prévention et la réponse aux VSBG.
Selon les organisateurs, l’atelier visait également à obtenir l’engagement des participants à promouvoir la protection civile, particulièrement des femmes et jeunes filles, et à s’approprier les mécanismes de surveillance et d’alerte précoce dans leurs communautés.
Chaque participant a pu assimiler les normes de protection civile et les principes essentiels de la protection des survivantes, tels que la confidentialité, le consentement éclairé, la non-discrimination et la sécurité. Les exercices pratiques ont également permis de simuler des situations réelles, notamment la collecte d’informations sensibles et l’activation des mécanismes d’alerte précoce.
Au terme de la formation, ces participants ont témoigné avoir maîtrisé les normes de protection civile. Ils ont par ailleurs avoir compris et prêts exercer leurs rôles et responsabilités dans la prévention et la réponse aux VSBG. Ils se sont par ailleurs engagés à promouvoir la protection civile et les droits des femmes et jeunes filles, en utilisant les mécanismes de surveillance et d’alerte précoce.
« Cette formation m’a permis de mesurer l’ampleur des VBG dans notre localité. J’ai appris comment recueillir des informations sensibles sans mettre la survivante en danger et comment activer le mécanisme d’alerte précoce. Cela me motive à sensibiliser davantage les jeunes et à promouvoir une culture de prévention. », dit monsieur Anselme, Vice-Président d’un comité local.
Madame Checanabo a ajouté : « La formation a été un espace d’apprentissage et de partage. Nous avons renforcé notre compréhension des normes de protection, appris à documenter les incidents de manière sécurisée et à assurer un suivi efficace des cas signalés. »
Il faut rappeler que l’activité a réuni des leaders communautaires et religieux, enseignants et activistes des droits humains (4 par zone), des membres de réseaux féminins actifs dans la paix et la résolution des conflits (4 par zone), des chefs locaux (3 par zone), des influenceurs de la jeunesse (2 par zone) et des représentants de la société civile (2 par zone).
