Au total, 92 cas de meurtres et d’assassinats ont été documentés en 2025 dans la ville de Butembo et ses environs, au Nord-Kivu. Ces chiffres sont contenus dans un rapport du Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO-Asbl), consulté par La Prunelle RDC ce lundi 12 janvier 2026.
Selon ce document, signé par le coordonnateur de REDHO-Asbl, Maître Muhindo Wasivinywa, l’année 2025 a été marquée par de nombreux cas de meurtres, d’assassinats ciblés et de justice populaire, dans un contexte sécuritaire préoccupant.
Parmi les 92 victimes recensées, figurent 16 femmes et 76 hommes, tués dans différentes circonstances, notamment lors d’attaques attribuées aux rebelles ADF, d’actes de justice populaire, d’assassinats et d’affrontements armés.
Le rapport précise qu’au mois de janvier 2025, 14 cas de meurtres ont été enregistrés dans plusieurs entités, notamment en chefferie des Baswagha, au quartier Évêché, dans le groupement Malio, le groupement Isale-Vuhovi, au quartier Malende ainsi qu’à Congo ya Sika. Ces cas sont caractérisés par des tueries attribuées aux ADF et des actes de justice populaire.
En février 2025, le REDHO-Asbl rapporte 6 civils tués, principalement dans des cas de justice populaire et d’attaques ciblées.
Le mois de mars a enregistré 15 décès, causés par la justice populaire, des assassinats et des affrontements entre deux groupes de Wazalendo, ainsi que d’autres circonstances non élucidées.
Pour le mois d’avril 2025, 12 cas de meurtres, assassinats et actes de justice populaire ont été documentés à Butembo et dans les zones environnantes.
Maître Muhindo Wasivinywa indique également que le REDHO-Asbl a recensé :
- 1 cas en mai,
- 5 cas en juin,
- 6 cas en juillet,
- 9 cas en août,
- 8 cas en septembre,
- 4 cas en octobre,
- 4 cas en novembre,
- et 5 cas supplémentaires en décembre 2025.
Face à cette situation, le Réseau pour les Droits de l’Homme (REDHO-Asbl) appelle les services de sécurité à redoubler d’efforts pour prévenir de nouveaux cas de meurtres, d’assassinats et de massacres dans la région de Butembo.
L’organisation exhorte également les instances judiciaires nationales et internationales à diligenter des enquêtes sérieuses et indépendantes, afin d’identifier les auteurs de ces actes criminels et de les traduire en justice conformément à la loi.
Le REDHO-Asbl lance enfin un appel à la population en général, et aux jeunes manifestants en particulier, à s’abstenir de tout acte de justice populaire et à collaborer étroitement avec les services de sécurité, notamment en signalant tout mouvement suspect.
La Rédaction

