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Des maisons parties en fumée et un homme mort, c’est le bilan d’un cas de justice populaire produit ce lundi 17 juin 2024, dans le village de Mulengeza en groupement de Bushwira, territoire de Kabare en province du Sud-Kivu.

 

Selon Innocent Nkolisali, Président de la société civile de Bushwira, tout a commencé après le décès d’un jeune garçon d’environ 24 ans. A l’arrivée de son cadavre à la maison, les jeunes de cette entité se sont révoltés pour sa mort, en brûlant la maison du responsable de sa mort et en tabassant ce même responsable jusqu’à la mort.

 

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Ces jeunes en colère ont accusé maman Kaza d’être sorcière et d’être l’auteure de la mort de ce jeune, qui est du reste son fils.

 

« Ce soir, à l’arrivée de son cadavre à la maison, les jeunes ont commencé à brûler les maisons du nommé Namushwa, mari à M’Muderhwa, communément appelée maman Kaza car cette dernière a été ciblée comme auteure de ce décès par voie de sorcellerie et l’objectif était de mettre aussi fin sa vie. Retrouvée dans une des maisons de ses enfants, les jeunes l’ont tabassée jusqu’à mort. Voilà deux cadavres dans une famille », explique Innocent Nkolisali, Président de la Société Civile de Bushwira.

 

Les éléments de la Police Nationale congolaise sont intervenus pour tenter de maîtriser la situation mais le mal était déjà fait.

 

La Société civile de Bushwira condamne ces actes ignobles et recommande à la population de ne pas se livrer à des telles pratiques.

 

En moins de six mois, deux cas d’acte de justice populaire sur fonds d’accusation de sorcellerie ont déjà été enregistrés dans le même village, selon la Société Civile.

 

Les accusations de sorcellerie contre les femmes sont devenues monnaie courante au Sud-Kivu. Plusieurs femmes meurent dans des conditions atroces alors que l’Etat peine à apporter une réponse efficace contre ce phénomène.

 

Edith Kazamwali

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