À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée ce 13 février, l’UNESCO met en avant le rôle central des radiodiffuseurs dans l’accès à l’information tout en ouvrant le débat sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les studios. L’organisation insiste sur le fait que, malgré ses promesses technologiques, l’humain reste le garant de la confiance du public.
Selon l’UNESCO, l’IA représente une opportunité majeure pour renforcer le lien avec les auditeurs et soutenir la créativité, la réflexion et le service public. Mais elle prévient : la technologie ne peut remplacer la responsabilité des journalistes. L’éthique doit rester au cœur des pratiques, afin que l’IA devienne un outil de fiabilité et non un vecteur de désinformation.
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Depuis sa proclamation en 2011 par les États membres de l’UNESCO, la Journée mondiale de la radio célèbre ceux qui font vivre les ondes. Dans un paysage médiatique saturé, la radio demeure le média de la voix et de l’intime, capable de donner la parole aux sans-voix et de partager des histoires universelles.
L’édition 2026 met en lumière la nécessité de concilier l’héritage historique de la radio avec les promesses de l’IA. En automatisant certaines tâches et en personnalisant les contenus, la technologie permet aux journalistes de se concentrer sur le terrain, l’analyse et l’interaction humaine, cœur du métier.
Pour l’UNESCO, la radio ne meurt pas : elle se transforme. L’intelligence artificielle n’est pas son remplaçant, mais un micro plus puissant, qui demande un réglage éthique et responsable.

