Intervenons-nous

À l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée chaque 13 février, des journalistes de Bukavu ont insisté sur le rôle crucial de ce média pour promouvoir la paix et la cohésion sociale, surtout en période de crise sécuritaire.

Pour Maisha Vital, chef de programme à la radio ISDR Bukavu, la radio doit transmettre des messages de paix, d’espoir et de cohésion sociale tout en évitant de créer la panique :

« La radio doit communiquer positivement pour préparer l’après-guerre, car les conflits secondaires naissent souvent d’une mauvaise communication pendant la guerre. »

Lire aussi : Sud-Kivu : Les médias, pilier d’information et de cohésion sociale en temps de crise

Il ajoute que les médias sont des pouvoirs à double tranchant.

« Bien utilisés, ils peuvent transmettre des messages de paix ; mal utilisés, ils véhiculent haine et désinformation. Il faut que le message soit exact et impartial. »

Pour Toyi Mirefu, journaliste et formateur en lutte contre le discours de haine, les rédactions doivent former leurs équipes à la vérification des faits et à la confrontation des sources.

« Chaque maison de médias devrait avoir une charte contre la désinformation et le discours haineux, que tous les membres s’engagent à respecter. »

Selon Sylvie Nabintu, responsable du média Life Info, les radios doivent développer des émissions consacrées à la paix et intégrer dans chaque rédaction un journaliste fact-checker pour limiter la diffusion de fausses informations capables de semer la panique et diviser les communautés.

Dans un contexte où la sécurité reste fragile, ces recommandations rappellent que la radio peut être un outil essentiel pour construire le dialogue et la cohésion sociale, tout en renforçant la responsabilité journalistique.

Esther Rehema et Divine Busime

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