La situation sécuritaire se dégrade dangereusement dans la province de l’Ituri. Près de 400 civils ont été enlevés entre le vendredi 28 et le samedi 29 mars 2026 sur l’axe routier Komanda–Mambasa, lors d’attaques attribuées aux rebelles des Allied Democratic Forces.
Selon plusieurs sources locales, au moins 388 personnes, majoritairement des agriculteurs, ont été prises en otage lors d’incursions coordonnées dans plusieurs villages, notamment Bangungwe, Masiliko, Mabukulu et Bengasoli. Les assaillants auraient opéré sans distinction, ciblant des populations civiles prises au dépourvu.
Ces attaques interviennent dans un contexte marqué par un profond vide sécuritaire sur cet axe stratégique, de plus en plus exposé aux activités des groupes armés. La recrudescence des violences plonge les habitants dans une peur généralisée.
« La vie de centaines de civils est en danger. Une réponse rapide et coordonnée est indispensable », a alerté une source proche du dossier, évoquant une détérioration préoccupante de la situation.
Face à cette insécurité persistante, plusieurs familles ont fui leurs habitations pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres, accentuant davantage la crise humanitaire dans cette partie de l’est de la RDC, déjà fortement affectée par les déplacements de population.
Dans le groupement Bakwanza, des acteurs de la société civile, dont John Vuleveryo, ont lancé une alerte maximale. Ils appellent la population à redoubler de vigilance, à limiter les déplacements non essentiels et à signaler tout mouvement suspect.
Ces derniers exhortent également les forces de défense et de sécurité à engager sans délai des opérations de traque et de sécurisation dans la zone. Ils demandent en outre aux autorités politico-administratives de prendre des mesures urgentes pour assurer la protection des civils.
Enfin, un appel pressant est adressé à la communauté nationale et internationale afin de mobiliser une réponse à la hauteur de cette crise, qualifiée de critique sur le plan humanitaire.
Cette nouvelle tragédie illustre la persistance d’une crise sécuritaire aiguë en Ituri et relance l’urgence d’une stratégie globale et durable pour stabiliser cette région en proie aux violences armées.
