La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le groupement d’Irhambi-Katana, en territoire de Kabare (Sud-Kivu). Dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 janvier 2026, aux environs de 21 heures, le fils du chef du village Kabushwa a été enlevé à son domicile par des hommes armés identifiés comme des Wazalendo.
Selon des témoignages recueillis sur place, le jeune homme, qui assure actuellement les fonctions de chef du village en remplacement de son père, malade, a été surpris dans la résidence familiale avant d’être conduit vers la forêt du parc national de Kahuzi-Biega, situé à proximité du village Kabushwa.
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Les ravisseurs l’accusent de n’avoir pas transmis un prétendu rapport sur des armes abandonnées par des éléments de l’unité « Guépard » lors de leur fuite et de les avoir livrées à l’AFC-M23. Des accusations qualifiées de « fausses » par des habitants et notables locaux.
« Lorsque les Guépards ont fui, certains ont jeté leurs tenues et leurs armes, comme cela s’est déjà produit à Bukavu. Aujourd’hui, ils accusent injustement le chef de ne pas leur avoir remis un rapport », explique un habitant de Kabushwa.
Des notables du milieu, ayant mené leurs propres investigations, affirment que le fils du chef de village est bel et bien détenu par des Wazalendo, qui exigeraient une rançon de 1.000 dollars américains pour sa libération.
C’est dans la matinée du jeudi 8 janvier que des messages d’alerte ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, dénonçant cet enlèvement survenu dans une zone déjà marquée par une forte tension sécuritaire, en raison de la présence simultanée de l’AFC-M23 et des Wazalendo.
Par ailleurs, des informations concordantes indiquent que, la même nuit, deux autres jeunes ont également été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue. Il s’agit d’Amani Rubangiza, originaire du sous-village Mbulamishi-Kabushwa, et de Crispin Bulonza, du sous-village Kalangane-Kabushwa.
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Face à cette situation, les habitants de Kabushwa expriment une vive inquiétude et dénoncent des exactions répétées subies par leur chef depuis le début de la guerre. Ils exigent sa libération immédiate et appellent les autorités compétentes à s’impliquer urgemment afin qu’il regagne son village sain et sauf.
Jusqu’au moment de la rédaction de cet article, aucune libération n’avait encore été signalée.
Appoline Kilauli

