Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) tire la sonnette d’alarme sur la situation dramatique dans les zones contrôlées par le mouvement AFC-M23 dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Selon Kinshasa, l’espérance de vie des jeunes dans ces zones serait désormais réduite à 24 heures, témoignant d’un « véritable génocide » qui nécessite une action urgente.
Lors de son intervention devant les Nations Unies, Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC, a indiqué que des centaines de civils ont été tués, dont des femmes et des enfants, tandis que des millions de personnes ont été déplacées. Il a également souligné que des violations graves et massives des droits humains continuent d’être documentées.
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« À Goma, à Bukavu et dans tous les territoires contrôlés par les forces rwandaises, l’espérance de vie des jeunes Congolais est réduite à 24 heures. Ces actes constituent un véritable génocide qui doit être stoppé », a insisté M. Ngay.
Le diplomate a précisé que la coalition M23-RDF continue d’occuper des localités congolaises, d’y établir des administrations parallèles et de menacer de nouvelles avancées militaires.
« Les offensives du M23 se poursuivent avec le soutien des forces de défense rwandaises », a-t-il ajouté.
Cette déclaration survient alors qu’un mouvement de retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars, appuyés par la force rwandaise, a été observé dans plusieurs localités du Nord-Kivu. Malgré ce retrait, aucune communication officielle n’a été émise par le mouvement pour expliquer cette décision.
