Le Président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a échangé ce vendredi 27 mars 2026 avec une délégation belge sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et la nécessité d’un dialogue respectueux de l’ordre constitutionnel et institutionnel.
La délégation était conduite par Marc Pecsteen, représentant spécial du Royaume de Belgique dans la région des Grands Lacs, accompagné de l’ambassadrice Roxane de Bilderling. Les discussions ont porté sur les violences persistantes dans l’Est et sur les moyens de favoriser une décrispation politique et sociale.
La partie belge a salué les efforts déjà accomplis par le gouvernement congolais, sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi, pour un règlement pacifique de la crise. Elle a encouragé la tenue d’un dialogue interne inclusif et transparent, dans le strict respect de la Constitution et des institutions, afin de renforcer la cohésion nationale et la stabilité.
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De son côté, Aimé Boji Sangara a salué cette position et rappelé la détermination du Président de la République et du gouvernement, avec l’appui du parlement, à œuvrer pour une paix durable. Il a insisté sur le retrait des forces rwandaises des zones congolaises occupées comme condition essentielle à la résolution du conflit, soulignant que l’agression était motivée notamment par l’exploitation illicite des ressources naturelles de la RDC.
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Cette rencontre intervient alors qu’un mouvement de retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 mars (AFC-M23), soutenus par les forces rwandaises, a été observé dans plusieurs localités du Nord-Kivu. Malgré ce retrait, aucune communication officielle n’a été émise par le groupe pour expliquer cette décision.
