Un atelier de sensibilisation des doyens d’élèves de plusieurs écoles secondaires de Panzi sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) s’est tenu ce jeudi 26 mars 2026 à la Bibliothèque de Paix de Panzi, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Organisée par La Prunelle RDC, cette activité s’inscrit dans une série d’initiatives prévues également à Goma et Uvira, visant à renforcer la participation des jeunes dans la promotion de l’égalité de genre et de la paix.

    L’atelier avait pour objectif de contribuer à la prévention des VBG et de renforcer l’engagement des jeunes dans la promotion de l’égalité et du vivre-ensemble.

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    Au total, 20 élèves, filles et garçons, issus de différentes écoles secondaires de la ville, ont pris part à ces échanges interactifs. Les discussions ont porté sur quatre thématiques principales : la compréhension des VBG et des droits humains, le rôle des jeunes dans la prévention des violences, le leadership et la prise de parole, ainsi que les mécanismes de protection et de signalement.

    Prenant la parole, Obonage Réconcilié, formateur de l’atelier, a souligné l’importance d’intervenir en milieu scolaire, considéré comme un espace où ces violences sont souvent peu visibles.

    « Le milieu scolaire est aussi un espace où se produisent des violences basées sur le genre, souvent ignorées. Nous voulons que les élèves deviennent des relais de sensibilisation et mènent des actions de plaidoyer afin que les écoles mettent en place des politiques de prévention et de lutte contre les VBG », a-t-il expliqué.

    Du côté des participants, l’engagement est clair. Nabintu Benedict, doyenne  des élèves de l’Institut Imani Panzi, s’est engagée à relayer les messages auprès de ses camarades.

    « Je dois aller dire à mes collègues, surtout les filles, comment se protéger. Dans la société, hommes et femmes doivent être considérés comme égaux », a-t-elle affirmé.

    Même détermination chez Daniel Kanozire, doyen au Complexe scolaire Denis Mukwege.

    « Je dois sensibiliser mes collègues et partager ce que j’ai appris. Nous devons créer des clubs et des espaces de dialogue pour lutter contre les violences et promouvoir l’égalité », a-t-il déclaré.

    À travers cette initiative, La Prunelle RDC entend faire des jeunes de véritables acteurs de changement au sein de leurs écoles et communautés.

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    Cet atelier marque ainsi une étape importante dans la mobilisation communautaire contre les violences basées sur le genre, en dotant les leaders des élèves des outils nécessaires pour prévenir, signaler et combattre ces violences.

    Édith Kazamwali

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