Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé un bilan de quatre morts, dont trois citoyens congolais et une ressortissante française, deux semaines après une frappe de drone ayant visé une maison d’habitation à Goma, dans l’est du pays.
L’information a été rendue publique par Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies. Il a assuré que le gouvernement congolais suit de près la situation afin de faire toute la lumière sur cet incident.
« Au nom de mon gouvernement, je présente nos sincères condoléances au gouvernement français, aux familles des victimes, aux Nations Unies ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire », a-t-il déclaré.
La frappe s’est produite dans la matinée du mercredi 11 mars 2026, non loin du domicile connu sous le nom de « Maman Olive », dans le quartier Katindo-RVA, à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
À ce stade, l’origine de l’attaque demeure inconnue. Les deux parties en conflit, à savoir le gouvernement congolais et le mouvement AFC-M23, s’accusent mutuellement d’en être responsables.
Cet incident intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, marqué par la recrudescence des affrontements armés et l’utilisation croissante de technologies militaires, dont les drones.
