Intervenons-nous

    L’AFC-M23 a affirmé, dans une alerte publiée ce dimanche 22 février 2026 sur le réseau social X, que les forces coalisées du gouvernement congolais ont mené de nouvelles offensives contre ses positions ainsi que contre des zones civiles dans l’est de la République démocratique du Congo.

    Selon ce mouvement rebelle, les attaques auraient débuté à 4 heures 30 et se seraient poursuivies jusqu’à 16h45. Il accuse les Forces armées de la RDC (FARDC), les FDLR et les milices Wazalendo d’avoir utilisé des drones de combat et de l’artillerie lourde contre ses positions et contre des zones densément peuplées, notamment à Gatoyi, Gasheke, Murema, Mberwa, Ruki, Mutobo et leurs environs.

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    L’AFC-M23 affirme que ces assauts « se poursuivent sans relâche », transformant ces localités « en champs de ruines » et provoquant « mort, terreur et désespoir » parmi les populations civiles. Ces affirmations n’ont pas encore été confirmées de manière indépendante.

    Le mouvement indique également qu’à 10 heures, des forces qu’il présente comme étant renforcées par des éléments de la Force de Défense nationale du Burundi et des mercenaires étrangers auraient lancé une attaque contre des civils à Nyaruhinga, dans la région de Minembwe.

    Selon le communiqué, cette attaque aurait causé d’importantes pertes humaines et entraîné le déplacement de centaines de familles, contraintes de fuir dans des conditions précaires. Aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités congolaises à ce stade.

    Dans son message, l’AFC-M23 affirme prendre à témoin « le peuple congolais, la communauté internationale et les organisations humanitaires » face à ce qu’il qualifie de « crimes de guerre répétés » et de « violation flagrante du cessez-le-feu ».

    Les autorités congolaises n’avaient pas encore réagi à ces accusations au moment de la publication de cet article. Récemment, Kinshasa a accusé le M23 d’être responsable de violations du cessez-le-feu et d’exactions contre les civils.

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    La situation sécuritaire demeure volatile dans plusieurs zones de l’est du pays, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales continuent d’alimenter une crise humanitaire persistante.

    Trésor Wilondja

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