Dans les camps de déplacés de Ramba et Mwinga, situés dans le groupement de Mubuku en territoire de Kalehe, des centaines de familles vivent dans des conditions précaires, exposées aux intempéries faute d’abris adaptés.
Par manque de bâches et de matériaux de construction, plusieurs ménages ont érigé de petites maisonnettes faites de paille et de feuilles de bananiers. En cette période de fortes pluies, ces abris de fortune ne résistent ni aux averses ni aux vents, laissant les familles en majorité des femmes et des enfants sans protection suffisante.
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Dans le camp de Ramba, certaines familles dorment à même le sol dans des églises et des écoles, tandis que d’autres s’entassent dans des maisons d’accueil déjà surchargées. Les plus exposés restent ceux qui vivent dans les camps de Ramba et Mwinga, sous des structures rudimentaires incapables de les protéger contre l’humidité et le froid.
« Quand il pleut, l’eau entre partout. Les enfants tombent souvent malades », témoigne une mère déplacée rencontrée par le bulletin humanitaire Habari za Mahali.
Risques sanitaires accrus
Cette promiscuité et l’absence d’abris décents favorisent la propagation de maladies contagieuses et infectieuses, dans un contexte déjà marqué par une crise humanitaire, économique et sécuritaire persistante au Sud-Kivu. Les conditions d’hygiène restent précaires, aggravant la vulnérabilité des déplacés.
Face à cette situation alarmante, les familles lancent un appel urgent aux organisations humanitaires telles que UNICEF, Programme alimentaire mondial (PAM), Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et Médecins Sans Frontières (MSF), afin de leur fournir des vivres, des biens non alimentaires et surtout des abris d’urgence.
Il convient de rappeler que depuis avril 2025, les habitants du village de Ramba, dans le groupement de Mubuku, ont fui les affrontements dans leurs milieux d’origine pour se réfugier dans des villages jugés plus sécurisés. Près d’une année plus tard, nombre d’entre eux vivent encore dans des conditions précaires, sans perspective claire de retour ou de réinstallation durable.
Les déplacés espèrent aujourd’hui une réponse humanitaire renforcée pour préserver leur santé, leur dignité et leur sécurité, alors que la saison des pluies continue de fragiliser davantage leur quotidien.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencja.

