Le territoire de Shabunda a tourné au ralenti ce lundi 26 janvier 2026 à la suite d’une journée morte largement suivie par la population, à l’appel de la Société Civile locale, qui exige le départ immédiat des éléments Wazalendo du chef-lieu du territoire vers les lignes de front.
Toutes les activités socio-économiques ont été paralysées : marchés, boutiques, transports en commun, écoles et services divers sont restés fermés. La population a ainsi voulu faire pression pour obtenir la fin des abus attribués aux groupes armés Wazalendo, accusés de multiplier les exactions contre les civils.
Selon Me Isaac Kilunga, Président de la Société civile de Shabunda, cette mobilisation est une réponse directe à une série de violations graves des droits humains.
« Trop c’est trop. Nous sommes fatigués. Les Wazalendo ont déjà tué plus de cinq personnes. Ils sont auteurs de tracasseries, d’ériger des barrières illégales et d’autres abus. Ils doivent quitter le chef-lieu du territoire », a-t-il déclaré.
Le responsable de la Société Civile précise que la reprise des activités reste conditionnée au départ du dernier élément Wazalendo de la ville.
Cette position est maintenue malgré l’appel de l’administrateur du territoire de Shabunda ad intérim, qui avait invité la population à reprendre ses occupations, sans succès.
Cette tension trouve son origine dans les violents accrochages survenus le vendredi 23 janvier 2026, qui ont fait au moins trois morts et plusieurs blessés.
Selon la Société civile, un jeune homme a succombé après avoir été fouetté, un enfant a été tué par balle, tandis qu’un élément des Wazalendo est mort après avoir été lapidé. Deux autres enfants ont été grièvement blessés lors de ces incidents.
Les frais d’enterrement des trois victimes ont été pris en charge par le député national Émile Sumaili Miseka, selon des sources locales.
La situation reste tendue à Shabunda, où la population réclame désormais des mesures concrètes pour assurer sa sécurité et mettre fin à l’impunité des groupes armés dans la ville.

