Un jeune homme a été assassiné le lundi 19 janvier 2026 dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Selon des sources locales concordantes, la victime aurait été tuée par des hommes en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
D’après les témoignages recueillis par la rédaction ce mardi 20 janvier 2026, la victime, identifiée sous le nom de Kado, n’a pas été tuée à son domicile, mais alors qu’elle se trouvait en déplacement. Le drame s’est produit sur un axe connu sous le nom de « chez Rubota ».
Une habitante de la zone rapporte que deux militaires auraient intercepté le jeune homme et lui auraient exigé de l’argent. Face à son refus, affirmant ne rien posséder, les assaillants lui auraient pris son téléphone, puis réclamé une clé USB. Une altercation verbale s’en serait suivie, avant qu’il ne soit abattu sur place.
Cette information a été confirmée par le chef adjoint de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) à Uvira, Fredy Mudeba. Selon cette source, l’un des présumés auteurs aurait été interpellé par ses collègues militaires. Toutefois, des doutes subsistent quant à l’issue judiciaire de cette arrestation.
La famille de la victime a déjà récupéré le corps en vue de l’inhumation. Elle évoque l’impossibilité de conserver le corps à la morgue locale, celle-ci étant saturée et confrontée à un manque récurrent d’électricité, aggravant les conditions de conservation.
Cet assassinat relance les inquiétudes autour de la dégradation persistante de la situation sécuritaire à Uvira et, plus largement, dans l’est de la République démocratique du Congo. Des acteurs de la société civile dénoncent la multiplication des exactions contre des civils, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par l’impunité, les violences armées et la fragilité des institutions.
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La population appelle les autorités congolaises, ainsi que la communauté internationale, à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils. Des voix s’élèvent également contre la montée des discours de haine et les violences ciblant certaines communautés, qui accentuent les fractures sociales et prolongent la souffrance des populations locales.

