Plusieurs villages du groupement de Mwenye, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), sont vidés de leurs habitants depuis quelques jours, au lendemain d’une attaque attribuée aux rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) contre le village de Maussa, survenue le mardi 13 janvier 2026.
Selon des sources locales, la majorité des habitants de Maussa et des villages environnants ont fui leurs habitations par crainte de nouvelles violences. Une partie de la population s’est réfugiée à Masoya, tandis que d’autres ont trouvé refuge à Vurondo et à Butuhe, chef-lieu du groupement Malio, dans le territoire voisin de Beni.
« Depuis l’attaque des ADF contre le village de Maussa, plusieurs villages du groupement de Mwenye sont pratiquement abandonnés. Les habitants se sont déplacés vers Masoya, Vurondo et Butuhe, des entités jugées relativement plus sécurisées », a déclaré le président de la société civile noyau du groupement de Mwenye.
Face à cette situation, cet acteur de la société civile appelle les autorités militaires à renforcer urgemment la présence des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans la zone, afin de rassurer la population et de permettre un retour progressif des déplacés.
« Nous sollicitons le déploiement rapide des militaires FARDC à Maussa et dans les villages environnants pour rétablir la sécurité », a-t-il ajouté.
Pour rappel, le village de Maussa, situé à quelques kilomètres de Masoya, chef-lieu du groupement de Mwenye, a été la cible d’une attaque armée le mardi 13 janvier.
Selon des sources locales, cette incursion a entraîné l’incendie d’au moins vingt-six (26) maisons, dont une église catholique. Le bilan humain fait état de cinq (5) personnes tuées, parmi lesquelles trois hommes et deux femmes, ainsi que de deux (2) personnes enlevées, dont un pasteur de l’église EERA de Maussa.

