Intervenons-nous

Les trafics routiers, lacustres et transfrontaliers restent partiellement interrompus à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, après le retrait du mouvement AFC-M23 de la ville. Si certaines circulations ont timidement repris, plusieurs axes et points de passage demeurent bloqués, sur fond d’incertitudes sécuritaires et de décisions administratives locales.

Selon Mapenzi Manyebwa, président de la Dynamique de la société civile pour le développement durable (DSCDD), la frontière entre la RDC et le Burundi via Kavimvira est toujours fermée, tandis que le transport lacustre entre Kalemie et Uvira n’a pas encore réellement repris.

« Il n’y a que des bateaux sécuritaires qui font les mouvements », précise-t-il.

En revanche, la route Uvira–Fizi connaît un début de reprise. D’après Mapenzi Manyebwa, certaines motos et des camions circulent déjà, notamment entre Baraka et Uvira, dans les deux sens.

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La situation reste cependant plus compliquée sur l’axe Bukavu–Uvira. Le trafic routier y est fortement perturbé, en raison de rumeurs sécuritaires et de décisions prises par certaines autorités locales.

« On a mis des barrières au niveau de Runingu et on a refusé que les bus quittant Uvira vers Bukavu puissent circuler ces derniers temps », explique-t-il.

Sur le plan social, les activités scolaires n’ont pas encore repris à Uvira. Freddy Mudeba, coordonnateur adjoint de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), indique toutefois que la reprise est prévue pour la semaine prochaine.
« Mais dès la semaine prochaine, les études vont débuter », assure-t-il.

La Société Civile appelle les autorités congolaises, tant au niveau national que provincial, à accélérer le rétablissement de l’administration civile et à soutenir la relance économique.

« La population a besoin d’améliorer ses conditions de vie à travers les activités économiques et de lutter contre la famine », plaident les acteurs locaux, dans l’attente du retour effectif des autorités civiles et politiques à Uvira.

Sur le plan de l’approvisionnement, Mapenzi Manyebwa rappelle que la ville d’Uvira dépend principalement de la plaine de la Ruzizi, de Bukavu, du Burundi et du territoire de Fizi pour ses produits de base.

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Il appelle ainsi les autorités à multiplier les efforts pour rétablir la communication terrestre et lacustre, et à mettre en place des stratégies sécuritaires afin de permettre à la population de circuler librement et de reprendre ses activités.

« La situation sécuritaire à Uvira commence à s’améliorer et certaines activités reprennent, notamment les activités économiques, culturelles et sociales », conclut-il.

Divine Busime

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