Plusieurs femmes peinent pour subvenir aux besoins primaires de leurs familles en cette période où la crise économique et humanitaire prime dans la cité de Kamanyola et dans des plateaux de Kalehe au Sud-Kivu.  Depuis l’escalade des conflits armés à l’est de la république démocratique du Congo, la plus part des habitants restent dans le désespoir après avoir perdu leurs sources de revenus.  

Des pères de familles incapable de nourrir leurs dépendants demeurent dans le désespoir alors que les femmes en situation de recevabilité se lancent dans des activités génératrices de revenus dans des petits centres commerciaux de Kamanyola. 

Lire aussi : Lubero : 5 déplacés meurent de faim

Se confiant au bulletin humanitaire habari za mahali, Mme Tubatunziye Mbaka Béatrice, présidente d’une structure communautaire de Kamanyola, témoigne les difficultés que traverse la femme déplacée et retournée de guerre à Walungu 

 » La vie devient de plus en plus difficile suite au manque d’accès à des ressources pour exercer nos petits commerces pénalisés actuellement par la multiplicité des taxes, ce qui prends en cas tout le profit et le capital. Nous avons plus compté sur les activités champêtres mais les animaux ont tout ravagé.  Nous avons normalisé le fait de vivre affamé mais nous lançons un cri d’alarme pour la scolarisation de nos enfants « , explique-t-elle avec regret 

Pour réduire cette situation de vulnérabilité, les femmes déplacées vivant dans des hauts et moyens plateaux de Kalehe se concentrent dans le transport des fardeaux pour des petits commerçants exerçant dans l’axe Minova-Numbi-Lumbishi-Tushunguti, dans le groupement de Ziralo et Numbi-dhanje-Chambombo. 

D’autres cultivent des champs de particuliers pour répondre aux besoins de leurs familles. Certaines expliquent la lutte contre la pauvreté par la concentration totale aux activités champêtres pour la vente des produits agricoles et forestiers afin de répondre moyennement à leurs besoins de première nécessité.

Nous souffrons énormément pour trouver quoi manger, le sel et du savon.  Avec toutes les conditions difficiles possibles liées à notre dignité et hygiène. Nous sommes obligées de cultiver toute la journée pour être rémunérées à la hauteur de deux milles francs congolais maximum”, une explique une d’elles.  

Lire aussi : Lubero: un accident de circulation fait un mort et deux blessés sur le tronçon routier Musienne-Muhangi

Ces femmes déplacées lancent un cri d’alarme aux organisations humanitaires afin de bénéficier d’une assistance et d’un accompagnement vers la résilience, pour prévenir les troubles mentaux et psychologiques pouvant découler de leur situation.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.

Benjamin Kalumuna

Share.
Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.