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    Vingt-et-un civils ont été tués et onze autres blessés au mois de janvier 2026 dans la ville et le territoire d’Uvira, au Sud-Kivu, selon le dernier rapport du Baromètre sécuritaire du Kivu  du projet « Ebuteli », parvenu à la rédaction de La Prunelle RDC ce vendredi 20 février 2026. Ces violences ont été enregistrées pendant et après le retour des groupes armés dans cette entité.

    D’après le rapport, des tueries de civils ont été documentées durant et après le retour des groupes Wazalendo à Uvira. « Bien que très préoccupantes, les exactions du mois de janvier sont en baisse par rapport à décembre 2025, marqué par la prise d’Uvira par le M23 : au moins 151 civils tués sur le territoire d’Uvira en décembre, contre 21 en janvier », souligne le document.

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    Le rapport indique que le 16 janvier, les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) se sont retirés de la ville d’Uvira pour se repositionner à Sange, à environ 30 kilomètres, carrefour stratégique donnant accès aux moyens et hauts plateaux d’Uvira et de Fizi, notamment vers Mulenge et Lubarika.

    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, ont repris le contrôle de la ville le 18 janvier. Selon Ebuteli, plusieurs exactions ont ensuite été commises, souvent liées à des tentatives d’extorsion.

    Le 19 janvier, les Mai-Mai Kuruninga ont tué un garçon dans le quartier Kalundu et un homme dans le quartier Kabindula. Le même jour, les Mai-Mai Landa Bango ont tué une femme dans le quartier Sondo. Toujours le 19 janvier, un groupe de dix hommes armés non identifiés a abattu un homme dans le quartier Kilibuli, l’accusant de collaborer avec le M23. Le 24 janvier, au quartier Kasenga, des hommes armés non identifiés ont tué un civil de 22 ans lors d’un braquage.

    En dehors de la ville d’Uvira, les FARDC, appuyées par la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) et les Wazalendo, ont attaqué les combattants du M23 le 7 janvier au village de Kabimba, puis le 10 janvier à Kifuta, dans le groupement de Kalungwe, en chefferie de Bavira, dans les moyens plateaux du territoire d’Uvira.

    Le 29 janvier, la coalition rebelle Twirwaneho-M23-Red-Tabara et les Forces nationales de libération (FNL) a attaqué les Maï-Maï Mutetezi Bolingo dans les villages de Kilumbi et d’Abala, en territoire de Fizi. Cette attaque a fait trois morts dans les rangs des Maï-Maï Mutetezi Bolingo.

    Les Twirwaneho ont ensuite occupé les zones autour du « point zéro », position stratégique pour le contrôle des hauts plateaux de Fizi et d’Uvira. Selon le rapport, ces zones avaient été dégarnies par les FARDC afin de renforcer leur positionnement dans la ville d’Uvira.

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    Dans la plaine de la Ruzizi, à Sange, le 29 janvier, une grenade lancée par des combattants du M23 a tué cinq civils et blessé onze autres au quartier Rutanga, dans la commune de Sange.

    Enfin, le rapport souligne qu’en dépit du retrait de l’AFC-M23 d’Uvira, la frontière congolo-burundaise est restée fermée, avec des incidences néfastes sur la situation socio-économique à Bujumbura et à Uvira.

    Divine Busime

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