La ville d’Uvira et plusieurs zones de son territoire font face à une détérioration préoccupante de la sécurité, selon le Bureau de Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Kivu, après une mission de terrain menée les 20 et 21 janvier 2026.
La NSCC rapporte une multiplication des vols à main armée, des intimidations et des visites domiciliaires forcées par des individus armés. Plusieurs cas d’arrestations arbitraires et d’intrusions dans des habitations, avec destruction de cadenas et serrures, ont également été documentés dans différents quartiers de la ville.
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La circulation incontrôlée d’armes à feu parmi les civils et certains porteurs d’armes contribue à une atmosphère de tension extrême. Des crépitements répétés de balles ont été signalés, provoquant une psychose généralisée dans la population.
Un bilan provisoire fait état de cinq personnes tuées dans la nuit du 19 au 20 janvier 2026.
Face à cette situation, la NSCC Sud-Kivu recommande :
- la convocation urgente d’une réunion du Conseil de Sécurité élargi, au niveau provincial et local ;
- un encadrement strict et responsable des Forces Armées de la RDC (FARDC) et des groupes Wazalendo, pour assurer la protection des personnes et de leurs biens.
L’organisation déplore l’absence quasi totale des autorités provinciales et locales au moment où la population traverse une période critique.
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Malgré ces défis, la NSCC reconnaît les efforts déjà engagés par les FARDC pour traquer les éléments déviants, tant au sein des Wazalendo que dans leurs propres rangs.
L’organisation citoyenne appelle enfin la population à faire preuve de vigilance, à alerter systématiquement les autorités et la société civile sur tout cas suspect, y compris ceux impliquant des militaires ou des groupes armés, afin de préserver la sécurité nationale.

